Evapotranspiration régionale

Les calculs d’interpolation de l’évapotranspiration réelle s’appliquent aux résultats ponctuels obtenus pour les stations météorologiques de l’étude. On s’intéresse à une spatialisation de ces résultats, selon une méthode qui tient compte de la variabilité de l’occupation du sol.
Les méthodes SEDI (Satellite Enhanced Data Interpolation routines) sont des méthodes directes d'interpolation "assistée". Ces méthodes peuvent être appliquées à tout paramètre dont les valeurs sont sous forme de points distribués dans l'espace. Trois conditions doivent être remplies pour l'application des méthodes SEDI:

ET régionaleLes méthodes SEDI renvoient en sortie, le paramètre interpolé sous forme d'image ou de grille de données.
La variable considérée pour les interpolations est, l’évapotranspiration réelle calculée par la méthode d’estimation AMS, pour chacune de nos 7 stations sélectionnées avec un coefficient cultural Kc fictif moyen appliqué au bassin. Comme paramètre (ou maillage) de fond, des images NDVI SPOT Vegetation à 1 km ont été choisies, pour une zone couvrant l’ensemble des 7 stations météorologiques. Le choix du NDVI, tient au fait qu’à priori, une végétation saine (symbolisée par un bon NDVI) présente une assez bonne évapotranspiration.

La tendance générale qui se dégage de ces résultats est que l’évapotranspiration réelle à Bama reste supérieure à celle de Bobo-Dioulasso (Carte). Toutefois, les écarts entre les évapotranspirations obtenues à Bama et à Bobo-Dioulasso par les méthodes d’interpolation SEDI, sont accentués (en moyenne 330 mm).

L’évapotranspiration réelle moyenne du bassin versant, calculée par les différentes méthodes d’interpolation, se situe dans une gamme allant de 822 mm à 943 mm. Cette dernière valeur d’évapotranspiration est assez proche de celle obtenue par la méthode du bilan hydrique, à savoir, 944 mm. (Télécharger l'étude dans le rapport technique n°2: 2007-2008)